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Ce qui change au 1er septembre 2026 pour votre budget

Ce qui change au 1er septembre 2026 pour votre budget

La rentrée 2026 s’annonce chargée sur le front du portefeuille. Au 1er septembre 2026, plusieurs mesures entrent en vigueur simultanément : le prix repère du gaz bondit, le calendrier de la réforme des retraites est suspendu, la durée des arrêts de travail est encadrée et le nouveau taux de prélèvement à la source issu de la déclaration de revenus s’applique. Tour d’horizon des changements qui pèseront réellement sur votre budget, et de ceux qui relèvent surtout de l’ajustement technique.

Gaz : un prix repère en hausse de 5,6 % au 1er septembre

C’est la mesure la plus immédiatement visible sur les factures. Le prix repère de vente du gaz naturel (PRVG), publié chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie, augmente en moyenne de 5,6 % au 1er septembre 2026, pour s’établir autour de 172,05 € TTC par mégawattheure dans les zones desservies par GRDF pour un usage chauffage.

Cette hausse ne concerne pas tout le monde de la même façon. Environ 6 millions de ménages, soit près de 60 % des abonnés résidentiels au gaz, ont souscrit une offre indexée sur ce prix repère : ce sont eux qui verront leur facture évoluer directement. Les clients ayant signé un contrat à prix fixe restent protégés jusqu’à l’échéance de leur engagement.

Le calendrier n’est pas anodin : la hausse intervient juste avant le redémarrage de la saison de chauffe. Pour un foyer se chauffant au gaz, l’effet réel se mesurera surtout à partir d’octobre, quand la consommation grimpe. C’est donc en septembre qu’il faut comparer les offres, pas en décembre.

Retraites : le calendrier de la réforme 2023 mis en pause

Deuxième changement majeur, plus structurel celui-ci. À compter du 1er septembre 2026, le relèvement progressif de l’âge légal de départ et l’augmentation de la durée d’assurance prévus par la réforme de 2023 sont suspendus jusqu’en 2028.

Concrètement, pour les générations 1964 à 1968, l’âge légal reste compris entre 62 ans et 9 mois et 63 ans et 9 mois, au lieu de poursuivre sa montée vers 64 ans. Un assuré né en 1964 peut ainsi partir dès 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres requis, là où la réforme prévoyait 63 ans.

Second volet : pour les retraites anticipées liquidées à compter du 1er septembre 2026, deux trimestres par enfant sont pris en compte afin de faciliter l’accès des mères de famille aux départs anticipés. Une mesure ciblée, qui ne change rien pour les carrières classiques mais peut débloquer un dossier de carrière longue.

Attention toutefois : suspension ne signifie pas annulation. Le calendrier initial doit reprendre en 2028, et les arbitrages du budget 2027 pourraient encore faire bouger les lignes. Si vous êtes concerné, la seule vraie réponse passe par un relevé de carrière à jour.

Suspension du calendrier : à quel âge pouvez-vous réellement partir ? Estimer ma retraite →

Arrêts de travail : des durées de prescription encadrées

Moins commentée, cette mesure touche pourtant des millions de salariés. À partir du 1er septembre 2026, la durée d’une première prescription d’arrêt de travail est plafonnée à 31 jours, et chaque prolongation à 62 jours maximum.

Il ne s’agit pas d’un plafond absolu : lorsque l’état de santé le justifie, le médecin peut prescrire une nouvelle prolongation. Le dispositif encadre la durée de chaque prescription, pas la durée totale de l’arrêt. L’effet attendu est un suivi médical plus régulier — et, du point de vue de l’Assurance maladie, une meilleure maîtrise des dépenses d’indemnités journalières.

Pour un salarié, la conséquence pratique est administrative : davantage de consultations de renouvellement, donc davantage de justificatifs à transmettre dans les délais à la CPAM et à l’employeur, sous peine de suspension des indemnités.

Impôts : nouveau taux de prélèvement à la source et solde en fin de mois

Septembre est aussi le mois de bascule fiscale. Le nouveau taux de prélèvement à la source, calculé à partir de la déclaration de revenus déposée au printemps 2026, s’applique sur les revenus versés à compter du 1er septembre. Si vos revenus ont progressé en 2025, le taux monte mécaniquement ; s’ils ont baissé, il descend.

Dans la foulée, les contribuables dont l’impôt n’a pas été suffisamment prélevé voient leur solde ponctionné à partir du 25 septembre 2026, en une fois jusqu’à 300 € et en quatre échéances au-delà (septembre à décembre). Deux mouvements distincts, souvent confondus, qui peuvent se cumuler sur le même mois.

Mesure Date d’effet Qui est concerné
Prix repère du gaz (+5,6 %) 1er septembre 2026 ~6 millions de foyers en offre indexée
Suspension du calendrier retraite 1er septembre 2026 Générations 1964 à 1968
Trimestres enfants (retraite anticipée) 1er septembre 2026 Mères, départs anticipés
Arrêts de travail plafonnés à 31 jours 1er septembre 2026 Tous les assurés
Nouveau taux de prélèvement à la source 1er septembre 2026 Contribuables imposables
Solde d’impôt sur le revenu À partir du 25 septembre 2026 Contribuables avec reste à payer

Épargne : un contexte qui reste défavorable aux livrets

Ces changements interviennent dans un environnement d’épargne peu porteur. Le Livret A et le LDDS ont enregistré une décollecte de l’ordre de 6,9 milliards d’euros sur le premier semestre 2026, le plus mauvais semestre depuis le début des statistiques de la Caisse des Dépôts en 2009. En cause : une rémunération réglementée revue à la baisse en février, face à une inflation repartie autour de 2,1 % sur un an en juillet.

La révision de taux du 1er août a redonné un peu d’air aux livrets réglementés, mais l’écart avec l’inflation reste étroit. Plutôt que de chercher un taux miracle, l’exercice utile à la rentrée consiste à vérifier l’allocation de son épargne : liquidité de précaution sur les livrets, horizon long sur des supports plus rémunérateurs et fiscalement adaptés. Notre comparateur d’épargne permet de situer chaque produit selon son horizon, et le simulateur Livret A de mesurer précisément les intérêts générés sur douze mois.

Ce qu’il faut faire avant le 1er septembre

Trois réflexes simples : comparer les offres de gaz si votre contrat est indexé sur le prix repère ; vérifier sur impots.gouv.fr le taux de prélèvement à la source qui vous sera appliqué, et le moduler si votre situation a changé ; et, pour les générations 1964-1968, demander un relevé de carrière actualisé avant toute décision de départ. Pour estimer l’impact de votre nouveau taux, notre calculateur d’impôt 2026 reste le point de départ le plus rapide.

FAQ

Le prix du gaz augmente-t-il pour tous les abonnés au 1er septembre 2026 ?

Non. La hausse de 5,6 % porte sur le prix repère publié par la Commission de régulation de l’énergie. Elle s’applique aux offres indexées sur ce prix repère, soit environ 6 millions de foyers. Les contrats à prix fixe ne sont pas affectés avant leur échéance, et les offres de marché suivent leur propre grille tarifaire.

La suspension de la réforme des retraites est-elle définitive ?

Non. Le relèvement de l’âge légal et l’allongement de la durée d’assurance sont suspendus jusqu’en 2028, pas supprimés. Le calendrier initial doit reprendre ensuite, sous réserve des décisions budgétaires à venir. Les générations 1964 à 1968 sont les principales bénéficiaires de cette pause.

Que se passe-t-il si mon arrêt de travail dépasse 31 jours ?

Rien d’automatique. Le plafond de 31 jours concerne la durée d’une première prescription, pas la durée totale de l’arrêt. Si votre état de santé le justifie, votre médecin peut prescrire une prolongation, dans la limite de 62 jours par renouvellement, autant de fois que nécessaire.

Cet article présente des informations à caractère général et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les taux, seuils et calendriers mentionnés peuvent évoluer : vérifiez toujours votre situation sur les sites officiels (impots.gouv.fr, info-retraite.fr, ameli.fr).