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Prix du gaz : +5,6 % au 1er septembre 2026, qui est concerné ?

Prix du gaz : +5,6 % au 1er septembre 2026, qui est concerné ?

C’est officiel : le prix repère du gaz augmentera de 5,6 % au 1er septembre 2026. Publiée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), cette revalorisation constitue le troisième mouvement de l’année, après la forte hausse de juillet (+7,4 %) et la légère détente d’août (−0,8 %). À quelques semaines du redémarrage du chauffage, elle touchera d’abord les millions de foyers dont le contrat est indexé sur cette référence de marché. Décryptage de ce qui change, de ce qui l’explique et des leviers pour contenir la facture.

Ce qui change au 1er septembre 2026

Le prix repère de vente du gaz (PRVG), publié chaque mois par la CRE depuis la disparition des tarifs réglementés en juillet 2023, s’établira en moyenne à 172,05 € par mégawattheure TTC en septembre, soit environ 0,172 € par kilowattheure. Dans le détail, le kilowattheure passe de 0,1585 € à 0,1676 € pour un usage cuisson et eau chaude, et de 0,1256 € à 0,1347 € pour le chauffage. Les abonnements mensuels restent, eux, inchangés d’un mois sur l’autre.

Usage Prix du kWh en août 2026 Prix du kWh en septembre 2026 Abonnement mensuel
Cuisson / eau chaude 0,1585 € 0,1676 € 12,705 € (inchangé)
Chauffage 0,1256 € 0,1347 € 30,07 € (inchangé)

Source : prix repère de vente du gaz, Commission de régulation de l’énergie, août 2026.

Cette référence n’est pas un tarif imposé : chaque fournisseur reste libre de sa grille. Mais elle sert de boussole au marché et de base de calcul à la majorité des offres dites « indexées ».

Pourquoi les prix du gaz repartent à la hausse

La CRE justifie cette revalorisation par la flambée des cours de gros européens. L’indice néerlandais TTF, référence du prix du gaz en Europe, est passé d’environ 32 € à près de 62 € par mégawattheure depuis le début de l’année, soit un quasi-doublement, sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient et d’inquiétudes autour du détroit d’Ormuz, corridor stratégique du gaz naturel liquéfié (GNL).

S’y ajoute le niveau préoccupant des stockages européens : leur taux de remplissage atteint environ 59 %, contre 75,6 % en moyenne à la même période ces dernières années. À l’approche de l’hiver, ce déficit alimente la crainte de tensions sur l’approvisionnement et entretient la pression sur les prix. De nouvelles hausses du prix repère d’ici la fin de l’année ne sont pas exclues — un scénario à garder en tête, non une certitude, tant les marchés de l’énergie ont déjà déjoué les prévisions.

Qui est concerné, pour quel impact sur la facture ?

Sur les 10,3 millions de ménages chauffés au gaz en France, environ 6 millions détiennent un contrat indexé sur le prix repère : pour eux, la hausse s’appliquera dès le 1er septembre. Les titulaires d’une offre à prix fixe sont, à l’inverse, protégés jusqu’à l’échéance de leur contrat.

L’impact dépend ensuite du profil de consommation. Aux conditions du prix repère, un foyer utilisant le gaz pour la seule cuisson (500 kWh par an) verrait sa facture s’alourdir d’environ 5 € par an. Le surcoût approche 27 € par an pour un usage cuisson et eau chaude (3 000 kWh), 82 € pour un logement chauffé au gaz (9 000 kWh) et 137 € pour les plus gros consommateurs (15 000 kWh), selon les estimations du comparateur Hello Watt. Le mouvement cumulé depuis janvier pèse davantage encore : le kilowattheure chauffage du prix repère a progressé de 26,5 % en huit mois.

Comment limiter la hausse avant l’hiver

Vérifier son contrat et faire jouer la concurrence

Premier réflexe : identifier la nature de son offre, mentionnée sur la facture ou dans l’espace client. Une offre indexée suivra la hausse dès septembre ; une offre à prix fixe n’évoluera qu’à son échéance, une date à noter dès maintenant. Deuxième levier : comparer. Plusieurs fournisseurs commercialisent encore des contrats à prix bloqué sur un à trois ans, parfois à des niveaux inférieurs au prix repère actuel. Un arbitrage à étudier avant la saison de chauffe, car ces offres tendent à se raréfier quand les cours montent.

Sobriété et coussin budgétaire

Côté consommation, un degré de moins au thermostat, l’entretien annuel de la chaudière — obligatoire au demeurant — et le calorifugeage des circuits d’eau chaude réduisent la facture de quelques pourcents sans investissement lourd. Les ménages modestes peuvent par ailleurs bénéficier du chèque énergie, adressé aux foyers éligibles à l’automne. Côté budget enfin, mieux vaut anticiper : une facture d’énergie qui grimpe relève typiquement des dépenses qu’une épargne de précaution doit pouvoir absorber. Notre simulateur Livret A permet de dimensionner ce matelas de sécurité, et nos outils finance aident à garder la main sur l’ensemble du budget.

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Questions fréquentes

Le prix du gaz augmente-t-il pour tout le monde au 1er septembre 2026 ?

Non. La hausse de 5,6 % concerne le prix repère publié par la CRE, qui sert de base aux offres indexées — environ 6 millions de ménages chauffés au gaz. Les contrats à prix fixe ne bougent pas avant leur échéance, et chaque fournisseur reste libre de sa grille tarifaire.

De combien la facture d’un foyer chauffé au gaz va-t-elle augmenter ?

Aux conditions du prix repère de septembre 2026, le surcoût est estimé à environ 82 € par an pour un logement consommant 9 000 kWh, et à près de 137 € par an pour 15 000 kWh. L’impact réel dépend du contrat souscrit et de la consommation effective du foyer.

Comment se protéger d’une nouvelle hausse du gaz d’ici l’hiver ?

En comparant les offres et, le cas échéant, en optant pour un prix bloqué avant la saison de chauffe ; en réduisant la consommation (thermostat, entretien de la chaudière) ; et en renforçant son épargne de précaution. De nouvelles revalorisations du prix repère d’ici fin 2026 ne sont pas exclues.