Les premiers avis de taxe foncière 2026 seront consultables en ligne dès le 27 août pour les propriétaires non mensualisés, avant l’envoi progressif d’environ 34 millions d’avis. Si la revalorisation forfaitaire des bases locatives se limite cette année à 0,8 %, la facture reste lourde pour de nombreux ménages. Or, chaque année, des milliers de contribuables règlent une taxe dont ils pourraient être partiellement ou totalement dispensés. Âge, allocations, niveau de revenus : voici les dispositifs d’exonération et de dégrèvement applicables en 2026, et les vérifications à faire avant de payer.
Exonération totale : qui peut ne rien payer en 2026 ?
L’exonération complète de taxe foncière sur la résidence principale concerne d’abord les propriétaires âgés de plus de 75 ans au 1er janvier 2026, à condition que leur revenu fiscal de référence ne dépasse pas les plafonds fixés par l’article 1417 du Code général des impôts. L’avantage s’applique à la résidence principale, et l’administration fiscale l’accorde en principe automatiquement lorsque les conditions sont remplies.
Sont également exonérés, sans condition d’âge, les bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) et de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI). Les titulaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) peuvent aussi en bénéficier, sous réserve de respecter les mêmes plafonds de revenus.
Une condition de cohabitation s’ajoute dans tous les cas : le logement doit être occupé seul, avec le conjoint, avec des personnes à charge ou avec des personnes dont les revenus n’excèdent pas certains seuils.
65-74 ans : un dégrèvement de 100 € appliqué d’office
Les propriétaires âgés de 65 à 74 ans au 1er janvier 2026 ne bénéficient pas d’une exonération totale, mais d’un dégrèvement forfaitaire de 100 € sur la taxe foncière de leur résidence principale, prévu par l’article 1391 B du CGI. Là encore, le revenu fiscal de référence de l’année précédente doit rester sous les plafonds réglementaires.
Aucune démarche n’est requise : l’administration calcule et déduit ce montant directement sur l’avis. Il est toutefois prudent de vérifier sa présence à réception du document, la situation fiscale pouvant évoluer d’une année sur l’autre.
Plafonds de revenus : le critère décisif
Tous ces dispositifs reposent sur le revenu fiscal de référence (RFR) figurant sur l’avis d’imposition reçu en 2025 (revenus 2024) ou 2026 selon le cas. Pour 2026, le seuil de référence publié s’établit autour de 12 793 € pour une part de quotient familial, majoré pour chaque demi-part supplémentaire. Ces plafonds étant revalorisés chaque année comme la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu, le montant exact applicable à votre foyer dépend de sa composition : reportez-vous à votre avis d’imposition ou utilisez notre calculateur d’impôt 2026 pour situer votre RFR.
| Dispositif | Condition principale | Avantage 2026 |
|---|---|---|
| Exonération totale | Plus de 75 ans + RFR sous plafond | 0 € de taxe foncière (résidence principale) |
| Exonération totale | ASPA ou ASI, sans condition d’âge | 0 € de taxe foncière (résidence principale) |
| Exonération totale | AAH + RFR sous plafond | 0 € de taxe foncière (résidence principale) |
| Dégrèvement forfaitaire | 65 à 74 ans + RFR sous plafond | -100 € sur la taxe foncière |
| Exonération temporaire | Construction neuve (2 ans) | Totale ou partielle selon la commune |
Constructions neuves et autres exonérations temporaires
Les constructions nouvelles ouvrent droit à une exonération de deux ans à compter du 1er janvier suivant l’achèvement, à condition d’avoir déclaré les travaux dans les 90 jours. Attention : les communes peuvent limiter cette exonération pour les résidences principales, et la part intercommunale peut rester due. Certaines collectivités votent par ailleurs des exonérations facultatives, notamment pour les logements ayant fait l’objet de rénovations énergétiques importantes. Le détail figure dans les délibérations locales : renseignez-vous auprès de votre centre des finances publiques.
Calendrier 2026 et démarches en cas d’oubli
Les avis seront disponibles en ligne à partir du 27 août pour les contribuables non mensualisés, puis du 19 septembre pour les mensualisés. La date limite de paiement est fixée à la mi-octobre pour les moyens de paiement traditionnels, avec quelques jours supplémentaires pour le paiement en ligne — les dates exactes figurent sur chaque avis.
Si vous estimez remplir les conditions d’exonération mais que l’avantage n’apparaît pas sur votre avis, vous pouvez déposer une réclamation depuis la messagerie sécurisée de votre espace particulier sur impots.gouv.fr, jusqu’au 31 décembre de l’année suivant celle de la mise en recouvrement. La réclamation ne dispense pas de payer dans les délais, sauf demande expresse de sursis de paiement. Les retraités souhaitant anticiper l’évolution de leurs revenus — et donc de leur éligibilité future — peuvent s’appuyer sur notre simulateur retraite.
FAQ : exonération de taxe foncière 2026
À partir de quel âge est-on exonéré de taxe foncière ?
L’exonération totale s’applique à partir de 75 ans au 1er janvier de l’année d’imposition, sous conditions de revenus. Entre 65 et 74 ans, un dégrèvement forfaitaire de 100 € s’applique sur la résidence principale, sous les mêmes conditions de ressources.
Quel revenu ne faut-il pas dépasser pour être exonéré en 2026 ?
Le revenu fiscal de référence du foyer doit rester sous les plafonds de l’article 1417 du CGI, de l’ordre de 12 793 € pour une part en 2026, majorés pour chaque demi-part supplémentaire. Le montant exact dépend de la composition du foyer et figure dans les textes publiés chaque année.
L’exonération de taxe foncière est-elle automatique ?
Oui, en principe l’administration fiscale l’applique d’office lorsqu’elle dispose des informations nécessaires. Si l’avantage n’apparaît pas sur votre avis alors que vous remplissez les conditions, une réclamation est possible jusqu’au 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement.